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Sortie écomusée de la Combe de Savoie, dimanche 29 avril

Sur le flanc d’un coteau arboré où l’on découvre plus de 50 essences différentes, un véritable village-musée entièrement artificiel accueille plusieurs milliers d’objets des derniers siècles utilisés et usés par les habitants de la Combe de Savoie.

   

Un récit historique sans queue ni tête.

C’est en effet un récit sans chronologie que nous sert notre hôte Secondo lors de sa conférence d’accueil. Un récit tout en méandres comme le lit de l’Isère avant son endiguement dès 1824. Après trente années de travaux titanesques, l’Isère est passée d’une immense vallée alluviale infranchissable et impropre à l’agriculture à celle que nous connaissons aujourd’hui. Impressionnants également tous les travaux entrepris par notre conférencier et son fils qui, de leurs mains, ont monté pierre par pierre tous ces murets, hangars, maisons qui abritent aujourd’hui l’écomusée de la Combe de Savoie.

Tout au long de la journée nous voyageons dans le temps sans chronologie et nous écoutons des histoires passionnantes ponctuées de notes humoristiques, volontiers grivoises : l’histoire des « fruitières » et l’étymologie du mot, la spécificité de l’emmental, l’arrivée du phylloxéra venu d’Amérique en 1874, induisant la nécessité d’adapter les techniques viticoles. Quelques communes comme Grésy sur Isère deviennent des pépinières spécialisées dans la greffe de plants de vigne exportés dans le monde entier.

Le récit s’étire ainsi durant des heures et ponctue la visite de terrain qui nous mène sur les coteaux des Bauges sur 350 mètres de sentier couverts et dallés, bordés de plates-bandes maraîchères aussi fournies que le verbe de notre guide. Personnage sans repos, entre actions et discours. Trouve-t-il seulement le temps de dormir un peu ?

Nous voyageons ainsi d’objets en objets : du berceau d’un enfant à une machine à vapeur, certains très anciens, d’autres encore inscrits dans nos mémoires comme ce petit tourne-disque Teppaz datant des années 50, de la forge à l’atelier du menuisier, de la classe au lavoir…

Sans cesse de nouvelles trouvailles affluent, chinées ou confiées comme un trésor par une famille après la mort d’un ancien, parfois sauvées d’une décharge comme ce livre incroyable arrêté en vol juste avant qu’il n’atterrisse dans la grande benne de l’oubli.

Quelques notes prises au vol elles aussi pour que reste marquée la mémoire des visiteurs que nous avons été durant cette journée et donnent à d’autres l’envie d’aller à la rencontre de ce lieu et de ses hôtes.

Guillemette

Pour voir les photos de cette journée, cliquez ici

La Lettre

Lettre 1 : Le patrimoine de Theys
Lettre 2 : La  castrum de Theys au Moyen Âge
Lettre 3 : La grotte Chauvet
Lettre 4 : L’héraldique
Lettre 5 : Patrimoine naturel et biodiversité
Lettre 6 : Saint-Romain-en-Gal
Lettre 7 : Les chevaliers (1)
Lettre 8 : Les chevaliers (2)
Lettre 9 : Les chemins
Lettre10 : La musique (1)

La prochaine Lettre portera sur la musique.